Les équipes spécialisées chez les sapeurs-pompiers

LES EQUIPES SPECIALISEES CHEZ LES SAPEURS – POMPIERS

Afin de mener à bien leurs différentes missions confiées par la législation, les S.D.I.S (Services Départementaux d’Incendie et de Secours) se sont munis au cours des années d’équipes spécialisées dans certains domaines spécifiques.

            Elles trouvent appui au niveau législatif au sein du Code Général des Collectivités Territorial, partie législative avec l’article L1424-2 relatif aux missions du S.D.I.S : « Les services d'incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent, avec les autres services et professionnels concernés, à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l'évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu'aux secours d'urgence. » ;  et dans la partie réglementaire, notamment dans l’article R1424-42 qui traite de la mise en œuvre du Règlement Opérationnel Départemental, basé sur le S.D.A.C.R (Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques.

            En fonction des départements, ces équipes sont plus ou moins développées.

            Les sapeurs-pompiers appartenant à ces équipes reçoivent une formation adaptée et réglementée par des Guides Nationaux de Références élaborés par la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises. Ces G.N.R définissent notamment les différents types de formations propres à chaque spécialité, formations destinées à la fois à la base que pour l’encadrement. Chacune est soumise à une évaluation spécifique.

            L’objectif de ces équipes est d’agir directement sur le terrain et d’apporter un conseil technique éclairé au C.O.S (Commandant des Opérations de Secours).

            Certaines de ces spécialités requièrent une aptitude médicale spécifique selon l’arrêté du 6 mai 2000 modifié, et impactant de fait le Service de Santé et de Secours Médical dans le suivi de ces personnels.

            De plus, dans la plupart des S.D.I.S, des membres du S.S.S.M sont partie prenante et intégré dans ces spécialités.

 

Le G.R.I.M.P – Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux

 

Missions : les équipes du G.R.I.M.P sont chargées de la reconnaissance, du sauvetage et de l’extraction de victimes lors d’opérations nécessitant des techniques et du matériel spécifique : extraction et dégagement de victimes en hauteur, sauvetage de victimes en falaise, sauvetage dans des excavations (gorges, puits, …).

Formation : les différents niveaux de la spécialité G.R.I.M.P sont les suivants :

IMP 1 : Personnel autonome sur corde, mais non opérationnel.

Formation de 24h (3 jours)

Evaluation : évaluation certificative 2h : parcours en plein vide ou contre une paroi.

 

IMP 2 : Sauveteur G.R.I.M.P.

Les sauveteurs G.R.I.M.P réalisent les reconnaissances ou les sauvetages.

Pré requis : être titulaire de l’U.V IMP 1

Formation de 80 h – 2 semaines consécutives.

Evaluation :

Epreuves écrites d’1h30 portant sur l’ensemble de la formation

Evaluation continue

Evaluation sur un parcours technique (1h00)

Equipement d’un site et questions orales sur le choix des techniques (45 mn)

Mise en œuvre des agrès et questions orales sur les caractéristiques et conditions d’utilisation (45mn)

Toute note inférieure à 6/20 est éliminatoire

 

IMP 3 : Chef d’Unité G.R.I.M.P

Il conduit et coordonne les opérations G.R.I.M.P

Pré requis : ancienneté d’1 an minimum en tant qu’IMP 2, être titulaire de l’U.V FOR1

Formation de 80 h – 2 semaines consécutives

Evaluation :

Epreuves écrites de 2h

Evaluation continue

Epreuve pratique : commandement d’une manœuvre et questions orales sur le choix de la manœuvre.

 

Conseiller Technique Départemental G.R.I.M.P

Désigné par le Directeur Départemental

Choisi parmi les IMP 3

Il assure :

La gestion technique des personnels de la spécialité

La formation

La gestion du matériel

Le conseil du COS

 

Aptitude opérationnelle : participer à 10 entraînements annuels de 4h minimum, dont 5 au moins sur site (dont 1 de nuit) et satisfaire aux tests annuels en fonction du niveau.

Aptitude médicale spécifique : néant

 

La C.M.I.C – Cellule Mobile d’Intervention Chimique

 

Missions : les équipes spécialisées en RCH (Risques Chimiques) apportent leur compétence pour les interventions relevant du risque chimique, de quelque nature qu’il soit. La nature de ces interventions a beaucoup évolué au cours des années passées.

Les types d’interventions rencontrées peuvent aller des accidents ou incendies industriels, AVP impliquant des T.M.D (transport de Matières Dangereuses), procédure gaz renforcée, etc.

Elles sont constituées d’équipes de reconnaissance (niveau RCH 1), d’équipes d’intervention (niveau RCH 2).

            De par la nature des produits rencontrés et la contrainte du port d’E.P.I spécifique (scaphandre étanche) le suivi médical des équipiers RCH est spécifique, ce point sera abordé dans la partie aptitude médicale de ce chapitre.

            Les équipes RCH mettent notamment en œuvre les modules mobiles de décontamination qui ont fait leur apparition au niveau des S.D.I.S au début des années 2000 face à la menace NRBC émergente.

 

            De plus, au niveau SSSM, le pharmacien SP est particulièrement impliqué dans le domaine du risque chimique de par la formation toxicologique qu’il reçoit au cours de sa formation ; de même que le vétérinaire SP particulièrement impacté par la partie biologique.

 

Formation : les différents niveaux de la spécialité RCH sont les suivants :

RCH 1 : Equipe de reconnaissance Risques Chimiques

Elle est composé d’équipiers et d’un chef d’équipe (formation RCH1 et GOC)

Missions :

Réaliser le zonage de la zone d’intervention

Protection des intervenants

Reconnaissance et récolte des informations sur le danger

Détecter le produit et son origine

Agir sur le risque selon leur possibilité

Assurer le soutien des équipes d’intervention.

Formation de 50h

Evaluation :

Epreuve écrite 30 mn

Epreuve pratique (2h30) sous forme d’ateliers : connaissance et mise en œuvre des équipements de protection et du matériel.

 

RCH 2 : Equipes d’intervention Risques Chimiques

Elle est composée d’équipiers et d’un chef d’équipe (formation RCH2 + GOC)

Pré requis : U.V RCH 1 et être inscrit sur la liste d’aptitude opérationnelle départementale annuelle

Formation de 70h environ

Evaluation :

Epreuve écrite, avec note minimale de 12/20.

Epreuve pratique d’1 h.

 

RCH 3 : Chef de CMIC

Pré requis :

Détenir les UV RCH 2 – FOR 1 – GOC 3

Etre inscrit sur la liste d’aptitude opérationnelle annuelle

Avoir participé à l’encadrement d’un stage RCH 1 ou RCH 2

Formation de 90h

Evaluation :

Epreuve écrite : QROC + études de cas

Epreuve pratique :

 

RCH 4 : Conseiller technique départemental RCH

Missions :

Conseiller le DDSIS

Assurer le conseil technique du COS

Gestion des équipes et du matériel.

Pré requis :

Détenir les UV RCH 3 et GOC 4

Etre inscrit sur la liste d’aptitude opérationnelle annuelle

Formation : 120h à l’ENOSP à Aix en Provence

Evaluation :

Epreuve écrite : QROC 1h – Etudes de cas 3h

Epreuve orale

Mémoire et soutenance. 

 

Aptitude opérationnelle :

Satisfaire aux conditions d’aptitude médicale spécifique

Avoir suivi la formation de maintien des acquis réalisée au cours d’entrainements ou recyclages annuels.

Aptitude médicale : spécifique telle que définie dans l’arrêté du 6 mai 2000 modifié.

Tous les 4 ans, les membres des équipes RCH doivent satisfaire à des examens complémentaires, notamment des analyses biologiques.

 

La C.M.I.R – Cellule Mobile d’Intervention Radiologique

 

Missions : les équipes C.M.I.R interviennent sur les interventions avec présence d’un risque radiologique (rayonnement et/ou source radiologique) ou nucléaire

            Comme les équipes RCH, la mission des équipes RAD consiste en la détection, la reconnaissance du produit incriminé et au relevé des différentes mesures. Elles mettent en œuvre également des mesures de protection et de confinement, et sont chargées de la décontamination éventuelle.

            Une des missions des équipes RAD est de créer un zonage de la zone d’intervention ; ce zonage qui permettra entre autres de quel type d’E.P.I (Equipement de Protection Individuel) devront équiper les intervenants.

 

Exemple de zonage d’une intervention RAD

Zone d’exclusion : ou se situe la source, équipes RAD uniquement

Zone de soutien spécialisée = zone ou évoluent les personnels assurant le soutien des équipes spécialisées.

Les secours médicaux seront installés en Zone de Soutien Général

 

Les CMIR sont constituées comme les CM.I.C :

Un chef de CMIR

d’équipes de reconnaissances

d’équipes d’intervention.

L’implantation des CMIR est soumise à l’autorité du chef de corps départemental (DDSIS) en lien avec le conseiller technique départemental et selon les dispositions du S.D.A.C.R.

 

Certaines CMIR peuvent armer les véhicules dénommés « CMIR-Gémini ». L’implantation de ces véhicules est du ressort de la D.G.S.C.G.C en lien avec l’I.R.S.N (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire). Ces véhicules, constitués de 4 postes de mesures anthropogammamétriques ont pour mission de mesurer la contamination interne des victimes et de mesurer l’activité radiologique d’échantillons solides ou liquides. Seuls les personnels formés spécifiquement (UV RAD 2G) pourront armer ce véhicule

 

            De par les contraintes inhérentes à ce type d’opérations, une aptitude médicale spécifique est requise (cf. ci après) et dans certains SDIS, le SSSM est chargé du suivi de l’exposition de ces agents par l’analyse des films dosimètres attribués individuellement à chacun de ces personnels.

 

FORMATIONS : les différents niveaux de spécialités en RAD sont les suivants :

RAD 1 : Equipe de reconnaissance Risques Radiologiques

Elle est composé d’équipiers et d’un chef d’équipe (formation RAD 1 et UV GOC 2)

Pré requis : U.V de niveau 1 : INC 1 (Incendie 1) – RTN1 (Risques Technologiques et Naturels 1) – GOC 1 (Gestion Opérationnelle et Commandement  1)

Missions :

Renseigner le COS

Délimiter une première zone de sécurité

Assurer la protection des 1ers intervenants

Effectuer les reconnaissances et recueillir les informations sur le risque

Effectuer les 1eres mesures d’irradiation

Suspecter la présence de la contamination de surface.

Participer aux relevés de mesures sur le terrain

Assurer le soutien des équipes d’intervention

Formation de 37h environ

Programme :

Caractéristiques des éléments ionisants

Notion de radioprotection : dosimétrie, tenue de protection

Intervention en milieu radiologique : conduite, matériel, …

Evaluation :

Epreuve écrite 30 mn – Q.R.O.C

Epreuve pratique sous forme d’ateliers (mise en œuvre des matériels, protection, habillage/déshabillage

 

RAD 2 : Equipe d’intervention Risques Radiologiques

Elle est composé d’équipiers et d’un chef d’équipe (formation RAD 2 et UV GOC 2)

Pré requis : U.V RAD 1

Missions :

Proposer les mesures de sauvegarde pour la population

Mettre en œuvre les sas d’entrée et de sortie

Contrôle de la contamination externe des intervenants et celle des matériels

Réaliser la décontamination succincte

Déterminer la nature du risque radioactif

Détecter la contamination atmosphérique

Repérer l’origine des émissions radioactives

Réaliser le confinement de la source

Prendre les dispositions pour éviter le transfert de contamination

Formation de 42h environ

Programme :

Caractéristiques des radioéléments

Notion de radioprotection : réglementation, moyens de protection contre l’irradiation

Missions de l’équipe d’intervention et matériel

Déroulement d’une intervention en milieu radiologique : sas, recherche de sources, …

Evaluation :

Epreuve écrite 1h – Q.R.O.C

Epreuve pratique 1h30. 3 séquences de manœuvres de 30 mn chacune : irradiation, contamination, prélèvement.

 

RAD 2G : Formation spécifique pour armer le véhicule CMIR - Gémini

Pré requis : U.V RAD 2

Formation de 36h environ

Programme :

Véhicule : Présentation, mise en œuvre.

Notion de spectrométrie

Informatique : mise en œuvre des moyens informatiques du véhicule

Mesures sur les personnes

Mesures sur les échantillons.

Evaluation :

Epreuve écrite 30mn – Q.R.O.C

Epreuve pratique 3h30.

 

RAD 3 : Conseiller technique CMIR – Chef de CMIR

Mission: diriger l’intervention RAD.

Pré requis :

U.V RAD 2 – FOR 1 – GOC 3

Avoir participé à l’encadrement d’un stage RAD 1 ou RAD 2

Formation de 80h environ

Programme :

Connaissances générales

Connaissances des structures : plans d’urgence, acteurs de la sureté nucléaire

Moyens de la CMIR : matériel, appareils de mesure, spectrométrie Gamma

Commandement de la CMIR : méthodologie opérationnelle, les différents types d’interventions (feu avec matière radioactive, AVP de transport de matière radioactive, contamination, …)

Evaluation :

2 épreuves écrites 1h30 – Q.R.O.C + cas concret d’application numérique sur la radioprotection des intervenants.

Epreuve pratique : exposé d’un raisonnement tactique sur une intervention RAD : idées de manœuvre, mise en place du dispositif, mesures de radioprotection.

 

RAD 4 : Conseiller technique Départemental CMIR

Mission:

Diriger, animer et assurer le suivi de l’équipe départementale Risque Radiologique

Prendre en compte et animer le dispositif départemental RAD

Elaborer la liste d’aptitude opérationnelle annuelle

Assurer et déterminer le suivi des équipements et du matériel

Participer à l’élaboration des plans d’urgence nucléaire

Conseiller le chef de corps départemental

Pré requis :

U.V RAD 3 – FOR 2 – GOC 4

Formation de 71h environ

Programme :

Approfondissement théorique

Connaissances des structures : ministère, IRSN

Fonctionnement des centrales nucléaires

Exercices tactiques

Evaluation :

Mémoire et soutenance

QROC

Epreuves de raisonnement tactique (4h) 

 

Aptitude opérationnelle :

Satisfaire aux conditions d’aptitude médicale spécifique

Avoir suivi la formation de maintien des acquis réalisée au cours d’entrainements ou recyclages annuels.

Etre inscrit sur la liste d’aptitude opérationnelle annuelle départementale.

 

Aptitude médicale : spécifique telle que définie dans l’arrêté du 6 mai 2000 modifié.

Profil médical minimal = Profil B

Tous les 4 ans, les membres des équipes RAD doivent satisfaire à des examens complémentaires, notamment des analyses biologiques et un examen ophtalmologique.

 

Le S.D – Sauvetage Déblaiement

 

Missions : les équipes spécialisées en S.D (Sauvetage Déblaiement) interviennent dans le cadre de reconnaissance, sauvetage ou sécurisation dans un site de ruine ou menaçant de s’effondrer.

Les conseillers techniques S.D peuvent apporter leur éclairage à un C.O.S (Commandant des Opérations de Secours) en cas de besoin.

L’équipe opérationnelle départementale S.D est constituée de 2 échelons :

L’Unité de sauvetage déblaiement composée de 5 binômes S.D et d’un chef d’unité

La section de sauvetage déblaiement = 3 unités S.D

 

Afin de mener à bien leurs missions, et notamment pour la protection des personnels, les sections S.D ont a disposition du matériel spécifique :

            - Matériel d’étaiement et de calage : étais, cales en bois, échelles, tirefort

            - Outils de manœuvre de force lourd : perceuse, disqueuse, cisailles, écarteurs hydrauliques, vérins hydrauliques, etc.

            - Lots éclairage

            - Matériel de recherche de victimes : matériel d’écoute électronique

            - Matériel d’évacuation : barquettes, plan dur, cordages, treuil, …

            - Protection du personnel : bouchons d’oreilles, masques anti poussière, lunettes de protection, gants, bottes, etc.

 

Concernant l’implication du SSSM, certains SDIS ont intégré des personnels du service de santé à leurs équipes SD. De plus, outre le suivi médical des agents, le SSSM est partie prenante dans la formation des sauveteurs déblayeurs, notamment pour ce qui touche l’hygiène (niveau SDE 2) et la chaine médicale en cas de catastrophe (niveau SDE 3).

 

Formation : les différents niveaux de la spécialité S.D sont les suivants :

SDE 1 : Sauveteurs déblayeurs

Pré-requis : U.V SAP 1 et INC 1

Missions :

Maitriser l’environnement, les différents types de catastrophes

Recherche et localisation de victimes, utilisations des appareils

Dégagement des victimes :

Etaiement

Percement, découpe

Levage, traction

Brelage et noeuds

Evacuation des victimes : sauvetage en décombres

 

Formation de 45h environ dont 2h de nuit.

Evaluation :

Epreuve écrite 30 mn

Epreuve pratique (2h30) sous forme d’ateliers : sécurité, mise en œuvre de 3 matériels présents, manœuvre de sauvetage déblaiement avec emploi d’une technique de dégagement S.D.

 

SDE 2 : Chef d’unité sauveteur déblayeur

Pré requis : U.V GOC2, FOR 1, MNG 1 et être inscrit sur la liste d’aptitude opérationnelle départementale annuelle

Mission : diriger une unité sauvetage déblaiement

Formation de 58h environ dont 2 heures de nuit.

Programme de la formation :

Maitriser son environnement : l’unité S.D, principe des constructions, notion d’effondrement, travail avec les équipes cynophiles et GRIMP,

Organiser son secteur de travail : marquage, commandement.

Recherche et accès aux victimes : manœuvres de force, percement et découpe, enlèvement des décombres

Evacuation des victimes : notion d’hygiène, sauvetage en décombres

Conduite d’une opération S.D

Evaluation :

Epreuve écrite 1h (QROC), avec note minimale de 10/20.

Epreuve pratique d’1 h = mise en situation de commandement et mise en œuvre des techniques d’intervention (recherche, dégagement, évacuation, ..).

 

SDE 3 : Chef de section sauveteur déblayeur

Pré requis :

Détenir les UV SDE 2 – GOC 3

Etre inscrit sur la liste d’aptitude opérationnelle annuelle

Avoir participé à l’encadrement d’un stage SDE1 ou SDE 2

Formation de 64h

Missions :

Commander une section SD

Gérer un secteur

Conseiller un COS

Programme :

Analyser les risques bâtimentaires : résistance des éléments de structures, connaissance des sols, connaissances des actions extérieures sur un bâtiment.

Conseiller le COS en proposant une idée de manœuvre ou l’emploi de moyens spécifiques

Mettre en œuvre la section SD : zonage et sectorisation, chaine médicale, gestion de la section.

 

Evaluation :

Epreuve écrite : 3h sur la conduite d’une opération SD

Epreuve pratique : formative au cours de la formation.

 

Aptitude opérationnelle :

Satisfaire aux conditions d’aptitude médicale.

Avoir suivi la formation de maintien des acquis réalisée au cours d’entrainements ou recyclages annuels.

 

Aptitude médicale : pas d’aptitude médicale spécifique outre celle du maintien en activité annuel.

 

LE SAUVETAGE AQUATIQUE

Chez les sapeurs-pompiers, 2 spécialités cohabitent concernant le sauvetage aquatique :

Le sauvetage subaquatique : en dessous du niveau de l’eau et mettant en œuvre du matériel et des règles spécifiques (plongeurs ou SAL – Scaphandrier Autonome Léger). Ces sauveteurs interviennent en milieu dit hyperbare : pression supérieure à la pression atmosphérique, à savoir 1 bar tous les 10 mètres (plongée à 40 mètres de profondeur = 4 bars de pression).

Le sauvetage aquatique (SAV) dont l’action se situe à la surface de l’eau ou dans une profondeur limitée (pas de matériel lourd)

L’activité de plongée au sein des SDIS est soumise à une réglementation et des normes strictes, notamment concernant le matériel et les tables de plongées. Cette réglementation n’est pas spécifique aux sapeurs-pompiers, puisque certaines règles sont valables dans le domaine « civil ».

            Les agents participant à l’activité de secours subaquatique possèdent une qualification délivrée par le Directeur Départemental l’autorisant à intervenir en milieu subaquatique. Cette qualification leur permet d’intervenir aux profondeurs de 20m, 40m et 60 m (profondeur maximale autorisée pour la plongée en formation ou en opération).

            Les plongées doivent obligatoirement être encadrées par un chef d’unité ou un conseiller technique SAL.

Le sauveteur aquatique nécessite un suivi médical spécifique et relativement lourd du fait des contraintes médicales liées à l’activité.

La spécialité plongée – PLG

Les plongeurs ou SAL interviennent pour les opérations sous la surface de l’eau. De ce fait ils sont équipés de matériel spécifique de plongée, et sont déplacés sur place par des véhicules spécifiques dénommés généralement V.P.L (Véhicule Plongeurs).

 

Scaphandrier Autonome Léger – PLG 1

Pré requis :

Détenir les UV SAP 1

Avoir suivi la préformation (PLG0) entrainant le candidat aux tests de sélection.

Etre médicalement apte.

Formation théorique de 54h et pratique de 70h.

Missions :

Reconnaissance en milieu subaquatique

Sauvetage et assistance

Secours en milieu hyperbare

Pollutions et protection de l’environnement

Recherches diverses sur requisition de la justice ou des forces de l’ordre

Programme :

Théorie = physique, notions de physiologie, la réglementation, la sécurité, les tables de plongées.

Pratique = sauvetage parachute ascensionnel (PA) et palme à 20m, 30m et 40m ; apnée ; remontée ; respiration à 2 sur un embout, orientation, topographie, recherche, palmage.

La formation pratique se déroule en piscine ou en milieu naturel

Un médecin qualifié en plongée ou hyperbare est présent sur le stage.

 

Chef d’Unité SAL – PLG 2

Missions : le chef d’unité SAL (C.U SAL) a pour mission de diriger sur le plan technique une intervention subaquatique en milieu hyperbare.

Pré-requis :

Etre titulaire du PSE 1 et PSE 2 recyclé, du FOR 1

Etre plongeur SAL depuis plus d’un an

Avoir pratiqué au moins 40 plongées en qualités de SAL

Etre titulaire d’un permis bateau côtier ou fluvial

Etre inscrit sur la liste d’aptitude opérationnelle annuelle

Etre apte médicalement.

Formation : Stage d’une durée de 27 jours à l’Insitut National de Plongée Professionnelle à Marseille (stage national)

Formation théorique : 70h : technique opérationnelle, perfectionnement individuel, pédagogie

Formation pratique 90h, divers exercices de plongée réalisés à une profondeur maximale de 60 m sur les mêmes thèmes que la partie théorique.

Evaluation : Contrôle continu et épreuves ponctuelles sur :

Perfectionnement individuel

Techniques opérationnelles et sauvetage

Connaissances professionnelles : matériel, réglementation, tables, sécurité ; techniques opérationnelles …

Divers coefficients sont attribués à chacune des épreuves, une note de 5 / 20 est éliminatoire. Pour être admis, le candidat doit avoir 300 points sur les 600 points attribués.

 

Conseiller technique SAL – PLG 3

Missions : le conseiller technique SAL (C.T SAL) a pour mission de diriger l’équipe départementale SAL sur le plan de la formation, sur le plan opérationnel.

Il conseille le Directeur Départemental du SDIS.

Pré-requis :

Etre titulaire du PSE 1 et PSE 2 recyclé, du FOR 2

Etre chef d’unité SAL (PLG 2) depuis plus d’un an

Avoir pratiqué au moins 40 plongées en qualités de CU SAL, dont 3 au moins à 60 mètres

Etre titulaire d’un permis bateau côtier ou fluvial

Etre inscrit sur la liste d’aptitude opérationnelle annuelle

Avoir participé à l’encadrement d’un stage SAL.

Etre apte médicalement.

 

Formation : Stage d’une durée de 24 jours à l’Institut National de Plongée Professionnelle à Marseille (stage national)

Formation théorique : 70h : technique opérationnelle, perfectionnement individuel, pédagogie, gestion administrative

Formation pratique : 97h, divers exercices de plongée réalisés à une profondeur maximale de 60 m sur les mêmes thèmes que la partie théorique.

 

Evaluation : Contrôle continu et épreuves ponctuelles sur :

Epreuves écrite de 3h : physique, physiologie, tables, accidents, …

Epreuve orale : sécurité, gestion d’une intervention.

Epreuve pratique sur 1 exercice relatif à l’activité SAL. Exercice tiré au sort.

 

Divers coefficients sont attribués à chacune des épreuves, une note de 5 / 20 est éliminatoire. Pour être admis, le candidat doit avoir 300 points sur les 600 points attribués.

 

Aptitude médicale SAL :

Conformément à l’arreté du 6 mai 2000 modifié relatif à l’aptitude médicale des sapeurs-pompiers, la spécialité SAL nécessite une aptitude médicale spécifique et stricte. C’est la spécialité qui nécessite le plus de suivi, et qui est la plus « contraignante » en terme d’aptitude médicale. Le profil A est exigé au minimum au recrutement SAL (S.I.G.Y.C.O.P = 1.1.1.1.1.1.1).

En plus de l’examen médical qui subit le SP tous les an lors de sa visite annuelle, tous les 4 ans, le spécialiste SAL doit effectuer les examens complémentaires suivant :

Un EFR complet

Un audiogramme

Un ECG d’effort

Un EEG

Un fond d’œil

Bilan radiologique du squelette et des articulations (au recrutement)

Un bilan biologique

 

Le sauvetage aquatique – SAV

Le sauvetage aquatique est une spécialité d’apparition récente chez les sapeurs-pompiers (une vingtaine d’années). Il consiste en le sauvetage, le secours et l’assistance à des victimes en détresse se situant à la surface de l’eau.

En effet, de nombreuses interventions ne nécessitent pas l’emploi de matériel lourd de plongée car se réalisant à la surface de l’eau. Les nageurs sauveteurs aquatiques sont équipés d’un masque, d’un tuba, de palmes et d’un vêtement isothermique.

Le sauveteur aquatique peut intervenir jusqu’à une profondeur de 5 mètres.

La spécialité a puisé ses sources dans le sauvetage côtier, et s’est étendue pour le sauvetage en eaux intérieures : rivières, fleuves, lacs, etc.

 

Les différents emplois de la spécialité SAV sont les suivants :

Nageur Sauveteur aquatique en eaux intérieures = niveau de qualification : SAV 1

Nageur Sauveteur Aquatique côtier = niveau de qualification : SAV 2

Chef de bord Sauveteur Côtier = niveau de qualification SAV 3.

Il conduit et coordonne les interventions de surface, il pilote l’embarcation lors des opérations de sauvetage en eaux intérieures ou en mer. En outre, il participe à la formation et au contrôle de l’aptitude des nageurs sauveteurs aquatiques.

Conseiller technique Sauvetage aquatique : Il conseille le COS et le chef de corps départemental sur les opérations de secours et sauvetage de surface. Il gère l’équipe départementale SAV.

Il n’existe pas de qualification particulière, le conseiller technique est désigné parmi les SAV 3 titulaires de l’UV FOR 2

L’organisation opérationnelle :

Sauvetage en eaux intérieures : l’équipe est constituée de 2 nageurs sauveteurs aquatiques

Sauvetage côtier : 2 ou 3 SAV dont au moins 1  chef de bord Sauveteur Côtier.

Le sauvetage aquatique nécessite peu de matériel spécifique, et ainsi ne nécessite pas l’emploi d’un véhicule spécifique pour intervenir (sauf embarcation).

Aptitude annuelle :

Afin de rester opérationnel, le nageur sauveteur aquatique doit se soumettre annuellement :

Aux entrainements réguliers organisés au niveau départemental

Aux tests annuels organisés et comportant :

Un test de nage : 1000 m avec palmes/masque/tuba à réaliser en moins de 20mn

Un test de sauvetage avec départ sauté, nage 25 m, récupérer un mannequin à 3 m ou une victime en surface et la ramener au bord en moins de 2 mn 30.

 

S.A.V 1 – Nageur Sauveteur Aquatique en eaux intérieures :

Pré-requis :

Réussite au test d’admission réalisé en piscine (500m nage libre en moins de 12 mn)

Formation : Stage d’une durée de 24 h environ

Programme :

Organisation des secours aquatiques

Techniques individuelles : apnée, rétropédalage, palmage, …

Sauvetage

Sécurité

Evaluation : Evaluation certificative lors du contrôle continu.

 

S.A.V 2 – Nageur Sauveteur Aquatique côtier :

Pré-requis :

Etre SAV 1

Etre inscrit sur liste d’aptitude opérationnelle annuelle.

Formation : Stage d’une durée de 28 h environ

Programme :

Généralités

Techniques de sauvetage

Rôle de l’équipe à bord de l’embarcation

Intervention sur un engin nautique

Sauvetage en hélitreuillage

Evaluation :

Epreuve écrite : QROC ou QCM

Epreuve pratique = contrôle continu certificatif (Apte/inapte)

 

S.A.V 3 – Chef de bord sauveteur côtier :

Pré-requis :

Etre SAV 2 et FOR 1

Etre inscrit sur liste d’aptitude opérationnelle annuelle.

Etre titulaire du permis côtier

Formation : Stage d’une durée de 47 h environ, dispensée dans un centre de formation agréé par la Direction Générale de la Sécurité Civile et de Gestion des Crises.

Programme :

Généralités

Navigation : marée, courant, tracer une route, …

Météorologie : houle, nuage, météo

Matériels : embarcations, moteurs, entretien

Pilotage en milieu difficile

Pilotage et technique de sauvetage

Intervention en hélicoptère

Gestion des équipes de sauvetage

Evaluation :

Epreuve écrite : QROC ou QCM (2h). une note inférieure à 12/20 est éliminatoire.

Epreuve pratique = contrôle continu certificatif (Apte/inapte)

Aptitude médicale :

            L’activité SAV ne nécessite pas une aptitude médicale particulière.

 

 

ISPP Samuel BULLIARD

 

Envoyer
Inscription Désinscription
  • Membres total
  • Membres en ligne
  • Anonymes en ligne