ISP d'où viens tu? Partie 5

ISP D'où viens tu? De Versailles dans l'ombre au conseil des ministres de la république.
Partie 5:


ÉDITION SPECIALE  SERVICE DE SANTE

Le 3 décembre 1991 se réunissent à la DSC, les principaux partenaires sociaux, et le représentant de l’administration, pour définir un plan de travail clair, pour lancer le processus d’élaboration d’un nouveau service de santé.
Le débat et lancé,  aussi le président du SNSPP décide  de consacrer totalement le dernier numéro de l’année 1991, de la revue PLEINS FEUX, l’organe officiel du syndicat des sapeurs-pompiers professionnels, au service de santé, avec plusieurs pages  réservées  aux infirmiers. Le rédacteur en chef de la revue confie les « pages infirmières » à Jean-Pierre Deschin, et à Christian Lembeye, pour les pages « médecins » et les pages qui aborderont la médecine professionnelle. Le tout étant lancé par un éditorial percutant pour l’époque de Gérard GILLIOCQ.





 

 


LE GROUPE CHAPTAL

Un échéancier et une méthode de travail sont fixés à l’issue de la réunion du 3 décembre 1991. La DSC, crée un groupe de travail piloté par ses représentants, le colonel NARDIN, et le médecin militaire Chevalier. Le groupe des participants et volontairement restreint, il fut composé par les représentants de la FNSPF, le docteur GONZALEZ, médecin SPV, le docteur AUBOIS, médecin SPV, le docteur LACHAMP, pharmacien SPV, le docteur GRANDIDIER vétérinaire SPV (DCD depuis, il fut un allier fidèle pour les ISP), et de l’intersyndicale, Le capitaine SALINESI (CGC), SPP, Jean-Pierre DESCHIN, pour les paramédicaux, (SNSPP), SPV. Le groupe opérationnel fut ensuite élargi à d’autres acteurs et personnalités concernées par les dossiers.

À l’issue de cette réunion de travail, il était clair que cette quête pour un SSSM de l’an 2000 (avec des ISP) passerait par une nouvelle loi SDIS, et que le combat ne faisait que commencer…
Les participant à ce premier groupe «  Chaptal » étaient placés sous la direction du Le Lt-Colonel Philippe NARDIN  de la Direction de la Sécurité Civile (DSC) Chef du  bureau études et liaisons (B.E.L), (qui a été favorable aux ISP) :

- Madame Catherine GIRAUD  pour la DSC  BEL (qui nous a accompagné jusqu’à l’épilogue, avec bienveillance) ; Alain REY pour la  DSC BLI ;Jean-Pierre DESCHIN groupe de travail SNSPP-FNSPF Cadre infirmier ;Claude GONZALEZ groupe de travail FNSPF-SNSPP, médecin-chef en Saône et Loire ;Capitaine Pierre SALINESI pour le  SNOPSP ;Jacques LACHAMP DDSIS 81 pharmacien FNSPF ;Pierre AUBOIS Médecin SPV pour la FNSPF ;Henri PLAT Directeur DSIS 77 et Président de l’ANDSIS.

LE RETOUR DE PLEIN FEUX :

Il faut communiquer, faire savoir, aux sapeurs-pompiers, à l’administration, aux politiques : la revue PLEINS FEUX devient notre premier organe de communication, la FNSPF nous ouvrira ses pages plus tard.
Le numéro du 27 d’avril 1992, nous permet de faire savoir sans intermédiaires qui nous sommes  avec nos  « SOYONS CLAIR », des titres - LE MAILLON MANQUANT L’INFIRMIER SAPEUR-POMPIER  -  POUR UNE PROFESSIONNALISATION DES POSTES D’INFIRMIERS SAPEURS-POMPIERS EN FONCTION DANS LES D D S I S -  ,et bien d’autres par la suite.



 





PREMIER COLLOQUE POUR LES PARAMEDICAUX

NANTES LES I er et 2 FEVRIER 1992

Sous l’impulsion de Claude Gonzalez et de Christian Lembeye, et la validation du Président de la FNSPF, Bernard Janvier, il est décidé d’organiser un rassemblement des coordinateurs paramédicaux  des SDIS. Les membres du groupe de travail FNSP-SNSPP, ont donc organisé cette rencontre au SDIS44 à NANTES.

Le premier colloque national des paramédicaux Sapeurs –Pompiers avec pour thème : COMMENT S’ORGANISER ET FAIRE CONNAITRNE NOS COMPETENCES    

De gauche a droite :
Lt DESCHIN :Membre du groupe de travail FNSPF-intersyndicale-SNSPP ;Lt TRUAUD :Vice Président de l’Union départementale des Sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique ;Lt Colonel NICOL :Médecin chef de Loire-Atlantique ;Lt Colonel ACHARD :Médecin chef du Maine et Loire ;Médecin Cdt LEMBAYE :Membre du groupe de travail FNSPF-Intersyndicale SNSPP ;Sapeur QUITANSON :Membre du groupe de travail FNSPF-Intersyndicale SNSPP ;Cdt MUNSH :Membre du groupe de travail intersyndicale représentant le SNSPP.

Deux interrogations parmi tant d’autres auxquelles les infirmières et infirmiers sapeurs-pompiers ont tenté de répondre le week-end des 1er et 2 février 1992, lors de Colloque organisé en Loire-Atlantique grâce au dévouement absolu d’un de nos pionniers, le Lieutenant volontaire, Alain LELIEVRE, infirmier et chef du Centre de Secours de BOUAY. Il a négocié la tenue du colloque dans son SDIS, organiser la logistique locale, a à surtout   dégoté «   l’oiseau rare »  Monsieur Hubert XUERF, dit HX.

Alain Lelievre, chef du centre
de secours de Bouay (44) Infirmier 

« Depuis de nombreuses années, la présence des infirmiers est souhaitée dans les Corps de Sapeurs –Pompiers sans pour autant y être reconnue. Malgré tout, ces femmes et ces hommes se sont investis personnellement de plus en plus sur le terrain et y ont acquis une certaine notoriété
Pendant deux jours, ils ont tenté pour la première fois de leur histoire de faire le point sur leur situation et ont réfléchi à l’élaboration de ce dont pouvait être leur statut. »
Telle était la teneur de l’éditorial de notre ami LELIEVRE, annonçant aux non-infirmiers sapeurs-pompiers et aux représentants de l’administration la teneur du débat Nantais.

En effet, en juin 1990 au 6Eme Congrès National du SSSM à VERSAILLES, pour la première fois les organisateurs offrent une plage d’expression sous forme de table ronde aux paramédicaux, le colloque de Nantes devait prolonger et structurer cette expression.

Ce colloque au début  était destiné  à présenter les différents aspects des actions menées par les AUXILIARES SANITAIRES. Bien entendu, les sapeurs-pompiers infirmiers, n’ayant pas d’existence juridique des médecins chefs, des pharmaciens et des  officiers de sapeurs-pompiers étaient présents en qualité d’observateurs pour l’institution.

De gauche a droite : Lt LELIEVRE : (infirmier),Co-organisateur du colloque ;Mr Hubert XUEREF :juriste et conseiller technique pour la FNSPF et le SNSPP ;Médecin Cdt GONZALEZ ,Médecin chef de Saône et Loire, animateur de la Commission Santé de la FNSPF ; Lt Colonel GIROUD :Médecin chef de l’Ain, membre de la commission Santé de la FNSPF ;Col PRUNET :Médecin chef du Gard ,Co-Président du comité d’organisation du 3ème Congrès International du Service de santé des SP,a NIMES  ;Lt Colonel NICOL, Médecin chef de Loire-Atlantique. Coorganisateur du colloque.


À l’issue des diverses exposés relatant des expériences vécues sur le terrain, des discussions informelles eurent lieu et permirent des échanges sur les diverses façons d’entrevoir ce que pourrait être la fonction, notamment des infirmiers engagés dans les différents Centres de secours de l’hexagone.
En réunion plénière, de nombreux avis furent exprimés et il s’en dégagea un consensus sur le fond et certaines divergences sur la forme. Malgré tout, le côté positif de ces débats fut d’avoir permis à des professionnels de la santé de se rencontrer (médecins pharmaciens, kinésithérapeutes, infirmiers) et de confronter leurs opinions quant à l’avenir commun.

Parmi les diverses propositions d’actions développées à Versailles le 15 juin 1990, il y avait celle du coordinateur paramédical. En place depuis grâce au Président de la FNSP, il apparut nécessaire à l’ensemble des participants de potentialiser cette disposition, par la mise  en place d’un groupe de travail chargé d’élaborer et de construire un projet de règlement d’emploi des personnels « para médicaux»,(infirmiers et kinésithérapeutes).

L’idée de mettre en place dans chaque département un infirmier ou un kinésithérapeute responsable pour canaliser sur son nom les demandes et interrogations qui pourraient être adressées par les tiers fut  évoquée.

Il apparaît également, nécessaire que ce paramédical devienne aussi l’interlocuteur de référence pour ses confrères d’autres départements et qu’il tienne à jour un fichier patronymique de tous les membres des deux corporations présentes dans les différents Corps de son ressort.
(La note du Président de la FNSPF concrétise  ce souhait).

Le Colloque NANTES, permis donc de promouvoir ces objectifs. Par un débat constructif entre les représentants de la FNSPF du SNSPP les médecins, les pharmaciens sapeurs-pompiers, les officiers de sapeurs-Pompiers volontaires et professionnels et d’un Directeur de SDIS (par ailleurs fermé à la démarche), ce qui permit  d’aboutir à une motion commune aux médecins et aux infirmiers ainsi qu’une motion de synthèse  spécifique aux infirmiers SP, en voici la teneur.

SYNTHESE COLLOQUE INFIRMIERS SP -NANTES 1992.

À l’unanimité, l’ensemble des représentants départementaux des paramédicaux sapeurs-pompiers, propose :
. Le corps des sapeurs-pompiers est un corps unique ;
. Le médecin de sapeurs-pompiers agit sous l’autorité du Directeur Départemental des Services d’Incendies, aidé dans ses missions par le personnel paramédical du SSSM des sapeurs-pompiers.
. Les infirmiers appartiennent au SSSM des sapeurs-pompiers.
. Ce sont des officiers du SSSM, ils agissent en binôme avec le médecin de sapeurs-pompiers.
. L’infirmier de sapeurs-pompiers professionnel de direction assiste le médecin-chef dans le cadre de ses missions ;
. L’infirmier de sapeur-pompier reçoit une formation spécifique initiale et continue adaptée à l’ensemble de ses missions. Il participe activement sous l’autorité du Directeur Départemental des Services d’Incendies et de Secours et du médecin-chef, à la formation des personnels sapeurs-pompiers ;
. Il porte les attributs spécifiques à sa fonction.









A l'issue de ces journées, nous nous sommes donné rendez-vous au congrès de SSSM de NIMES, où A PETIT, nous préparait la logistique et mis en alerte également les moustiques…


LES COORDINATEURS DEPARTEMENTAUX

La lettre du Président Bernard JANVIER, sur la proposition, décisive, du Docteur Claude GONZALEZ. L ‘impact du colloque de NANTES, impulsa une dynamique forte, quant a la constitution du groupe des premiers sapeurs-pompiers infirmiers interlocuteurs auprès des DDSIS et des organisations représentatives des Sapeurs –Pompiers décentralisés

La coordination nationale étant assurée Jean- Pierre DESCHIN  membre du groupe de travail FNSPF-SNSPP pour l’intersyndicale ;
 
Il est nécessaire de nommer ces infirmiers de la première heure, sapeurs-pompiers volontaires, qui se sont engagés pour la profession, avec détermination, qu’on leur rend cet honneur, certains ayant  été payés d’ingratitude.
ORLIAC Paul - Calvi 20
COCHON Didier  - La Fére 02
POTONNEC Dominique - Vichy 03
DERRE VIGIER Thierry - Sisteron 04
CECCON Philippe - Vences 06
MANTAGUES Alain – Aspremont  06
VIALAR Monique - La voulte 07
HAZANBERGOVIC - Audressein 09
ETIENNE Rrichard -Plédran 22
LECAS Denise - Momtbéliard 25
CHANTEPERDRIX – Crest 26
AUBARD Bruno – Pouldreuzic 29
PETIT Agnès - Nîmes 30
COLIN Frédéric - Cancale 35
QUITTANCON Jacques – Saint-Sever 40
LELIEVRE Alain - La Lande aux Fées 44
REY Christine - ST Chely  48
GALLAIS Delphine - Evron 53
RIO Rémi - St Jean-Bréveley 56
BOURGOIS Jacques - Marquise 62
JOUANADE Daniel - Lezoux 63
LAREGUE Brigitte - Cloron St Marie 64
QUITTARS – Argeles s/Mer 66
SCHOLLER Jean-Paul - Eckbolsheim 67
OUILLE Bruno - Lyon 69
D’ANDREA Walter - Montmélian 73
MUNSCH Denis - Provins 77
MARBEX Jean-Pierre - Saint Germain en Laye 78
LONGEAUX François – Amiens 80
PUGNAIRE Christian - Brignole 83
THOMAS Joël – La Roche-sur-Yon

GRAS Thierry, un pionnier de l’Aude.

Les réunions de CHAPTAL s’enchaînent et s’éternisent, nous comprenons (LEBEYE.GONZALEZ, GATEAU, DESCHIN) que la «  technique » de la DSC et de faire traîner, nous enfumer comme disait Lembeye. Les ministres se succédaient, les Directeurs  de la DSC aussi et nous devions  tout recommencer.
Tenir il fallait tenir oui, mais pour cela une logistique était indispensable, un secrétariat permanent ; un budget pour les déplacements (je rappelle que nous n’existions pas et que par conséquent les frais de transports et repas étaient « pour nous ») De plus il nous fallait une capacité d’expertise pour affronter les énarques de l’administration centrale. Cette logistique fut assurée par le SNSPP, par le biais de l’association des ISP que nous venions de créer (la première …).

Avec la bienveillance de la FNSPF, notre représentation nationales est assurée  grâce encore une fois à Claude Gonzalez, qui normalise la place d’un infirmier de sapeurs-pompiers, en la qualité d’un conseiller technique au sein de la commission Santé de la FNSPF ; Cette initiative fut capitale pour la suite des événements.
 Le coordinateur national JP DESCHIN reçoit  la confirmation  du Président du SNSPP que son  organisation sera chargée plus particulièrement, du dossier des infirmiers.

Voici donc l’annonce faites aux infirmiers par JP suite à cette rencontre mémorable :

NOUS CONSOLIDONS  NOTRE ORGANISATION

Comme vous le savez, nous approchons du « BUT » ! (nous n’avions pas encore tout à fait compris que la machine a enfumé de la DSC, était en mode fonctionnement).
Si on observait  bien, tout le monde y a mis du sien, mais il faut  reconnaître que sans Monsieur Hubert XUEREF (professeur de droit administratif –juriste pour le SNSPP et la FNSPF à l’époque), notre cœur et notre bonne volonté n’auraient pas été suffisants pour convaincre l’administration. Au passage ; remercions l’Ami LELIEVRE Alain qui a déniché l’oiseau rare, (Alain était l’élève dans le cours de droit administratif d’Hubert dit HX.code de combat, et nous l’avait présenté à Nantes. Il est devenu notre ami),

Et remercions le SNSPP, et son Président Gérard GILLIOCQ, qui spontanément a mis a notre disposition les puissants moyens dont il dispose : télécopie, téléphone, secrétariat, photocopie, aide logistique, frais de déplacements, droit d’expression dans la revue « PLEIN FEUX ».
Aide décisive, qu’il a décidé de pousser en nous laissant l’accès à l’association nationale des sapeurs-pompiers professionnels affiliée au SNSPP, afin que nous puissions recevoir plus facilement vos contributions, pour tenir la distance des longues heures de négociations.
Comment ? Me diriez-vous. Eh bien, grâce à votre aide, si vous acceptez, en tant qu’infirmier de cotiser à cette nouvelle structure. Cette étape est très importante, pour continuer à être présent aux tables des négociations.

Des avantages avaient été octroyés aux adhérents, contacts avec les délégués locaux du SNSPP pour être défendu en cas de problème (et il y en a eu) ; mise en information permanente sur le débat avec la DSC ; abonnement à la revue Plein Feux ; droit d’expression sous une rubrique SSSM.

DANS LES ARENES DE  NIMES

1992, le congrès  des SSSM à NIMES fut  celui de la naissance d’un élan de grande solidarité entre tous les infirmiers. C’est là, et grâce à Agnès PETIT, que nous avons été en mesure de réunir dans de bonnes conditions pour nos travaux, et cerise sur le gâteau, avec des tarifs préférentiels pour les sapeurs-pompiers  infirmiers.

Des moments très forts, un débat passionné, une pression  permanente pour émerger dans ce monde médical et scientifique qui venait pour la majorité d’entre eux de découvrir des nouveaux acteurs, les INFIRMIERS.
Nous nous sommes faits « percutés «  par un médecin-conseil », mais aussi par de nombreux médecins volontaires de centre de secours. Acerbes étaient également les commentaires  de quelques officiers de SPV chef de centres, Les premiers avaient peur de nous. Ils estimaient, que nous allions empiéter sur leurs prérogatives si nous accédions un jour a un grade d’importance... Les seconds exprimaient un sentiment de méfiance quant au risque de se voir dépossédé d’un pouvoir de commandement lors des interventions de secours à victimes, sentiments renforcés par l’attitude soupçonneuse des moniteurs de secourisme.
De plus, la médecine du travail et l’hygiène ayant été au programme des groupes de travail, il voyait en l’infirmier le bras armé du médecin, pour contrôler  les personnels dans  le nettoyage des VSAB, et assurer un renfort pour «  compliquer »les visites médicales et vider les centres de secours…
Que « leur »infirmier  était  bien comme il était, qu’il aurait mieux valu lui donner la possibilité de le faire évoluer en grade pour être utile dans les missions par VSAB, celles-ci devenant de plus en plus nombreuses.
 

Le congrès SSSM de Nîmes

DES INFIRMIERS DE TOUTE LA France, et leurs amis.

Sur cette photographie historique, un panel représentatif de la diversité des statuts de ces sapeurs-pompiers « infirmiers », et mis en évidence. Certains se reconnaîtront, d’autres pour diverses raisons  nous ont quitté, sachez qu’ils ont tous été les artisans de la naissance des SSSM et de la reconnaissance de la profession d’infirmier dans les SDIS.
Nos soutiens ,les pères fondateurs du SSSM, ceux qui nous ont accompagné par gros temps ,nos amis, sont à nos côtés ;à droite en grande tenue, avec la barbe, Claude Gonzalez, au centre à genou, avec de belles épaulettes de médecin commandant, Christian Lembeye, au zénith d’Agniés, le médecin commandant Philippe Gâteau, a sa gauche en complet veston gris, notre génie du droit, Huber Xuéref.



 




C’est à ce moment, que le groupe de travail s’est réuni est à décider au vue de cette problématique inattendue, d’intégrer celle-ci à la stratégie  visant à faire reconnaître les infirmiers d’un point de vue statutaire.
Il devenait nécessaire de faire savoir qui nous étions en tant que professionnels de santé et la plus value que nous apportions aux sapeurs-pompiers. Bref, nous faire admettre dans la « MAISON SAPEURS-POMPIERS ».

Néanmoins, il fallait passer le « cap » du Congrès et tenir la route lors des tables rondes infirmier, où, bien entendu, nos détracteurs se manifestèrent avec le brio des ténors.
Ce fut l’oiseau rare Hubert XUERF, qui « démina »  le terrain, et nous permis d’inaugurer cette étape d’explication aux autres partenaires de la maison sapeurs-pompiers. En 2008 cette étape n’est pas abrogée.



 




Bref un bon Congrès en interne, des étapes conviviales, une ambiance de franche camaraderie venait de prendre forme entre les  pionniers  du futur SSSM médecins pharmaciens vétérinaires et infirmiers. Une photo de « famille « marqua l’événement en cette fin de Congrès.

LA CONCERTATION

Une réunion de concertation, portant sur le recrutement et les missions des infirmiers sapeurs-pompiers volontaires, se déroule le 16 septembre 1992, a la direction de la sécurité civile.
Les modifications apportées au projet de réforme du service de santé des sapeurs-pompiers ont été présentées aux représentants des infirmiers, participants a cette séance de travail.
Les nouvelles propositions de la tutelle ont recueilli notre accord de principe, mais nous avons formulé des propositions concrètes, en matière d’affectations et de formation continues, ces propositions ont été prises en compte et ont figuré dans le projet de texte en cours d’élaboration.